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AuteurRapport d'information pour nos députés sur la Santé en France
ElGringo
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ElGringo
  Posté : 08-05-2008 13:58

Voici un extrait d'un rapport du 30.04.2008 remis à l'Assemblée Nationale.
C'est en autre à partir de ces analyses que se forme le jugement de nos députés sur les questions de santé.
A lire attentivement et à analyser sans modération.

Les Français détiennent le record européen de la consommation de médicaments, et ce constat est largement partagé.
La France détient toujours le record en termes de quantité et de dépense de médicaments par habitant.
La consommation de médicaments est fortement concentrée sur les personnes relevant d’une affection de longue durée.
Chaque Français consomme, en moyenne, une boîte de médicaments par semaine.
Mais les affections de longue durée (ALD) concentrent la moitié de la consommation de médicaments.
La durée de traitement des personnes relevant d’une ALD a tendance à s’allonger.
L’augmentation des dépenses de médicaments pour les personnes relevant d’une ALD constitue l’essentiel de la croissance de la dépense totale de médicaments.
Près d’un quart de la consommation de médicaments en ville résulte de prescriptions hospitalières et cette part devrait continuer de croître.
La rétrocession hospitalière diminue mais la prescription en activité ambulatoire se développe.
La prescription hospitalière exerce un effet d’entraînement sur la prescription en ville.
Les médecins de ville français sont de gros prescripteurs de médicaments.
La prescription est davantage orientée vers les spécialités récentes et comporte peu de génériques.
Les médicaments prescrits ne sont pas toujours efficaces et la qualité des prescriptions n’est pas toujours optimale.
Les dépenses de médicaments sont en forte croissance.
Les dépenses de médicaments représentent une part importante du PIB.
La part des dépenses de santé que consacre la France aux dépenses de médicaments est plus importante que dans la plupart des autres pays.
Le rythme de croissance des dépenses de médicaments est élevé.
Les nouveaux produits tirent la croissance du marché.
Une boîte de médicaments vendue sur cinq est un produit générique.
La tendance à l’augmentation des dépenses de médicaments devrait se poursuivre.
Les médicaments remboursés représentent la quasi-totalité de la consommation et l’automédication est peu développée.
90 % des médicaments consommés font l’objet d’une prise en charge par l’assurance maladie.
Il est encore trop tôt pour évaluer les effets de la franchise sur la consommation des médicaments.
Les médicaments consommés sont, pour l’essentiel, soumis à prescription médicale obligatoire.
L’automédication occupe une place limitée et stagne.
Les effets des changements dans les conditions de remboursement sont différents selon qu’il s’agit d’une diminution du taux de remboursement ou d’un déremboursement.
Le fort recours aux médicaments n’est pas toujours justifié et peut entraîner des effets sanitaires néfastes.
La surconsommation médicamenteuse française n’apparaît pas pleinement justifiée au regard des indicateurs de morbi-mortalité.
Le chemin est long, du fabricant au consommateur.
En France, la régulation du médicament est répartie entre plusieurs acteurs, d’autres pays ont un système de régulation plus regroupé.
Contrôler et évaluer les prescriptions hors autorisations de mise sur le marché (AMM)
Renforcer les règles de l’admission au remboursement et de fixation du prix.
Gérer de manière plus active la liste des médicaments remboursables.
Améliorer la formation des médecins en pharmacologie et en économie de la santé.
Réformer la formation initiale des médecins sur le médicament.
Veiller à la montée en charge de la formation professionnelle continue et de l’évaluation des pratiques professionnelles.
Diffuser les logiciels certifiés d’aide à la prescription.
Renforcer les actions de maîtrise médicalisée des dépenses de médicaments de l’assurance maladie.
Développer l’analyse des prescriptions.
Renforcer l’efficacité de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé.
Amplifier la communication de l’assurance maladie.
Poursuivre la montée en charge des actions individuelles en direction des médecins.
Développer et coordonner l’information du grand public sur les médicaments.
Renforcer l’information publique en direction des patients.
Inciter à l’observance, encadrer les programmes d’accompagnement des patients et développer l’éducation thérapeutique, car l’observance des traitements est un enjeu majeur.
Promouvoir sur internet l’information de qualité sur les médicaments.
Le pharmacien d’officine de proximité doit pouvoir s’appuyer sur le dossier pharmaceutique pour assurer la sécurité de la dispensation.
Le rôle des pharmaciens d’officine dans le conseil et l’accompagnement des patients doit être développé.
Contrer les stratégies de contournement des génériques. Les moyens de lutter contre les stratégies de contournement des génériques doivent être renforcés.
La France n’a comblé qu’une partie de son retard en matière de médicaments génériques.
Accroître la délivrance de génériques.
Renforcer les actions conventionnelles avec les médecins et promouvoir la prescription en dénomination commune.
Poursuivre la mobilisation des pharmaciens sur le droit de substitution et l’effort d’information des assurés.
Définir l’automédication, car le droit français ne définit pas expressément l’automédication.
L’automédication pourrait être définie comme un comportement.
Maîtriser la mise devant le comptoir des officines de certains médicaments à prescription médicale facultative.
Les conditions de mise en place devant le comptoir sont en cours de définition, et l’intérêt de la démarche n’est pas toujours bien compris et les conditions de mise en œuvre suscitent des inquiétudes.



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