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AuteurLe FSPF demande que les préparateurs passent au niveau licence !
Bixente64
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 Modérateur

Bixente64
  Posté : 08-02-2016 17:32

"La Grande conférence de la santé souhaitée par Manuel Valls se tiendra jeudi prochain 11 février.
(...)
Pour Philippe Gaertner, la formation initiale représente un point crucial. Le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) entend ainsi profiter de cet événement pour demander l’évolution de la formation des officinaux vers un internat de pharmacie générale, afin de respecter la réforme des diplômes au niveau européen (LMD) tout en restant dans la PACES*. « Pour les préparateurs, nous souhaitons le classement en niveau licence », indique également Philippe Gaertner.

http://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2016/02/08/les-pharmaciens-presents-la-grande-conference-de-la-sante_233041?utm_source=publication_qph&utm_medium=social&utm_campaign=fb_qph_080216_2

Enfin ?

Là où commence le découragement, se lève la victoire des persévérants.

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Farmacien
214     

Farmacien
  Posté : 08-02-2016 20:17

Un internat de pharmacie générale, c'est à dire ?
Tout le monde passe par l'internat ? Ou tout le monde fait un Examen Classant national et choisit sa filière en fonction ?

Parce qu'aujourd'hui les études de pharmacies sont une aberration. Il y a le concours en première année pour réguler les effectifs mais ensuite le choix de la filière est libre ...
On régule l'entrée sans réguler les sorties. Contrairement aux dentistes/kinés, nous n'avons pas tous le même métier. 5 sections de l'ordre différentes pour 5 métiers différents. Les médecins eux répartissent les filière en fonction des résultats, on ne demande pas à avoir radiologie, on bosse pour avoir un classement permettant de choisir radiologie

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Aristote
240     

Aristote
  Posté : 08-02-2016 21:29

Ouais se repartiissent en fonction des resultats

meme que si t'as 0 aux ecn t'es classé quand meme...

tu prend ta copie tu ecris fuck the world ! car il faut pas rendre copie blanche.....


et hop te voila interne.....bien sur tu vas finir a Amiens.....mais bon :) si t'aime la grisaille no soucy ^^

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Czeorca
381      

Czeorca
  Posté : 09-02-2016 15:07

Je trouve leur proposition plutot bonne,

Par contre il va falloir, je le pense revoir un peu le programme du BP, pour:
- l'adapter à la pharmacie d'aujourd'hui
- Le rendre plus conséquent pour le mettre en rapport avec un niveau licence.
(Un peu comme cela a été fait pour les IDE)

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Manager
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Manager
  Posté : 09-02-2016 17:47

Mouais,

Voilà le produit de le la réflexion d'un groupe que j'avais réuni en 2009...

"Sous l'égide de l'association ASPHARCOM, cinq préparateurs de milieux professionnels différents : officine, clinique, pharmacie mutualiste, SDIS se sont réunis pour rassembler un maximum de documentation et réfléchir sur les évolutions souhaitables de la profession de préparateur en pharmacie.

Ce document est une synthèse de leur réflexion et un ensemble de propositions permettant de s'approcher de l'attente des professionnels concernés : un vrai statut, un métier plus ouvert, une reconnaissance et une clarification des responsabilités dans l'exercice quotidien, une formation initiale moderne et une formation professionnelle continue obligatoire permettant de répondre aux évolutions de notre métier.

Vous trouverez en annexe les documents et publications qui nous ont aidés dans notre réflexion, un texte pétitionnaire.

Le constat


Depuis la création du métier de préparateur en 1947 le contenu du travail à l'officine a beaucoup évolué.

La préparation officinale n'occupe désormais qu'une très faible partie de l'activité, et les tâches des préparateurs se sont diversifiées. Au point que le titre même de préparateur en pharmacie semble bien loin du véritable rôle de l'essentiel de ces professionnels.

Le diplôme a été réformé en 1997 avec la mise en place d'un nouveau référentiel de formation sans évolution du statut et sans nouvelles perspectives.

Y a-t-il une vraie place en officine pour le préparateur? Nous sommes convaincus que oui.

La pharmacie d'aujourd'hui et de demain peut t'elle se passer d'un professionnel compétent évoluant aux côtés du pharmacien?

Il nous semble urgent de redéfinir notre profession dans le sens de l'affirmation de notre rôle, de l'élargissement du champ de nos compétences, de l'ouverture de notre diplôme vers d'autres professions paramédicales et de l'harmonisation avec les autres pays européens.

Les carrières officinales ont perdu clairement de leur attrait, tant pour les pharmaciens que pour les préparateurs. Pire une fraction non négligeable des salariés que nous formons quitte la profession. Pourtant notre filière n'échappera pas au papy-boom et nous verrons, dans les prochaines années, partir de nombreux collègues à la retraite.

La question est donc posée : comment pourrons nous, tout en respectant le niveau d'exigence professionnelle que nous commande notre participation au service public de la santé, rendre attractif notre profession?

En donnant un vrai statut au préparateur en pharmacie, un métier plus ouvert, un diplôme au niveau de l'ambition de ces évolutions.

Il existe trois niveaux de responsabilité dans les officines : le pharmacien titulaire, le pharmacien adjoint et le préparateur. Il est essentiel de clarifier les rôles et responsabilités de chacun.

Le métier de préparateur peut être exercé dans différents milieux publics ou privés, il est essentiel de prévoir un diplôme commun afin de pouvoir facilement exercer dans une filière ou dans une autre.

Par arrêté du 26 avril 2001 les préparateurs en pharmacie exerçant dans le milieu hospitalier ont vu une évolution de leurs conditions de formation par la création du titre de préparateur en pharmacie hospitalière. Ce complément de formation d'un an donne au préparateur en pharmacie hospitalière de nombreux acquis professionnels supplémentaires, un véritable statut de personnel médico-technique de la fonction publique hospitalière similaire aux soignants et rééducateurs et un diplôme classé de niveau III.

Etant donné l'évolution prévisible de l'hospitalisation à domicile eut égard à la nécessité économique de réformer notre système de soin de l'hôpital vers l'hospitalisation à domicile, l'émancipation du préparateur semble inévitable, puisqu'il pourra être amené à dispenser en dehors de l'office pour participer aux réseaux de soins.

Evolution moderne des diplômes

La construction d'une organisation européenne de l'enseignement obligera à envisager une structure de diplôme a minima comparable afin d'assurer la compatibilité des enseignements et la reconnaissance intra-communautaire des diplômes.

La structure de l'enseignement supérieur retenue au niveau mondial est celle dite du LMD : licence, mastère et doctorat, obtenus après respectivement trois, cinq et huit années d'études après le baccalauréat.

En 2005 Xavier Bertrand et François Goulard indiquait dans une interview du Quotidien du pharmacien vouloir adapter aux cadres européens le cursus de quinze professions paramédicales : infirmiers, orthoptistes, masseurs-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, préparateurs en pharmacie, pédicures podologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthoptistes, manipulateurs d'électroradiologie médicale, audioprothésiste, opticiens lunetiers, diététiciens.
Ils souhaitaient également favoriser les passerelles interprofessionnelles et promouvoir les évolutions de carrières.

Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur François Goulard indiquait en 2006 lors d'un colloque à Marseille que le gouvernement était "résolu à engager" la réforme des études de santé, "singularité française" qui doit s'adapter à l'harmonisation européenne des diplômes.

Evoquant le « maître-mot de décloisonnement », il insistait sur la nécessité de mettre en forme des "passerelles" afin d'entamer un cursus médical après d'autres études ou de rejoindre d'autres filières après plusieurs années d'études de santé.

Il annonçait la création d'un "groupe de travail" commun aux ministères de l'Education et de la Santé , sur la mise en place du LMD dans les études médicales et paramédicales.

Dans son rapport le professeur Christian Thulliez indique : « Il parait intéressant de permettre la délivrance d'un diplôme en fin de L3, de façon à faciliter le parcours de formation de ceux qui accèderaient à différentes professions telles que Préparateur en Pharmacie, Professions paramédicales, à condition d'effectuer les stages correspondant à la formation délivrée par ces Ecoles et bien entendu d'avoir obtenu leur accord préalable pour ce qui concerne les équivalences concernées. Les étudiants qui le désirent pourraient également avoir accès à des professions ayant trait à la Biotechnologie , à la Recherche , dans un cadre universitaire ou industriel ou à d'autres professions telles que Prothésiste, Visite Médicale, etc.…

Cette possibilité permettra à des étudiants qui pour des raisons diverses veulent interrompre leur cursus, de tirer parti des trois années de formation suivies dans le cadre de ce LMD.»

Les mots essentiels sont lâchés : passerelles, reconnaissance et harmonisation européenne des diplômes.

Un vrai statut

Quatrième partie : Professions de santé.
Livre II : Professions de la pharmacie.
Titre IV : Profession de préparateur en pharmacie.
Chapitre Ier : Exercice de la profession.

« Les préparateurs en pharmacie sont seuls autorisés à seconder le titulaire de l'officine et les pharmaciens qui l'assistent dans la préparation et la délivrance au public des médicaments destinés à la médecine humaine et à la médecine vétérinaire. Ils assument leurs tâches sous la responsabilité et le contrôle effectif d'un pharmacien. Leur responsabilité pénale demeure engagée. »

Voilà notre statut tel qu'il est défini dans le code de la santé publique : que penser d'un statut qui ne nous autorise à délivrer que sous un contrôle effectif et qui nous attribue malgré tout une responsabilité pénale?

Pour avoir un véritable statut le préparateur doit être le seul autorisé à délivrer le médicament sous la responsabilité et en présence d'un pharmacien. La responsabilité pénale du délivrant étant engagée.

Ce qui en termes pratiques se traduirait par l'engagement de la responsabilité civile de l'entreprise et l'engagement pénal de celui qui a pris la responsabilité de délivrance : le préparateur s'il n'a pas requis l'autorisation du pharmacien responsable au moment de la délivrance, le pharmacien dans le cas contraire. La signature du délivrant validant la responsabilité.

Cette clarification confirmerait à la fois le statut professionnel réel du préparateur en pharmacie et la responsabilité du pharmacien.

Une formation professionnelle continue obligatoire.

Que devient un métier qui ne suit pas les évolutions des techniques ?

LOI n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique

« Art. L. 4242-1. - La formation continue a pour finalité le perfectionnement des connaissances et l'amélioration de la qualité des soins.

La formation continue est obligatoire pour les préparateurs en pharmacie.

L'obligation de formation est satisfaite notamment par tout moyen permettant d'évaluer les compétences et les pratiques professionnelles.

Les conditions de mise en œuvre de la formation continue de la profession de préparateur en pharmacie sont fixées par décret en Conseil d'Etat. »

Nous attendons toujours la mise en place de la formation professionnelle continue et le décret d'application n'est toujours pas paru.

Dans un réseau de soin en profonde mutation, la nation ne pourra pas se passer d'un corps de santé performant, elle doit y mettre les moyens. Les préparateurs y ont leur place sous la responsabilité du pharmacien."

  Profil  
James_Patagueul
619      

James_Patagueul
  Posté : 11-02-2016 11:10

je suis pas certain que les préparateurs puissent avoir le niveau licence
pour moi un préparateur est à la pharmacie ce que l'adjudant chef est à l'armée, limité par un plafond de verre
mais je n'exprime que mon avis (à moins qu'on me refuse ce droit )


  Profil  
Aristote
240     

Aristote
  Posté : 11-02-2016 22:33

Moi mon avis c'est que les patrons d'officine comme toi me font gerber.

Vends et casse toi !

  Profil  
Laliq
3  

Laliq
  Posté : 18-03-2016 08:50

Oui c est pas cool pour les préparateurs parce qu'on a des compétences et a mon avis c'est une bonne chose des vouloir relever a la hausse le niveau de diplôme du préparateur.
Dans certaines pharmacie les préparateurs travaillent plus et même mieux que certains pharmaciens .
Pour mon compte je n'ai pas eu la chance d'avoir une famille derrière moi et je n'ai pas pu faire ce que je voulais a savoir pharma et comme j'aime le monde de la pharmacie je me suis rabattu sur le BP mais pas déçue pour autant .
J'adore mon job mais je reconnais qu il y a certaine lacune a combler mais ce n'est que mon avis

  Profil  
syncmaster
2257       

syncmaster
  Posté : 18-03-2016 11:01

Citation : James_Patagueul 

je suis pas certain que les préparateurs puissent avoir le niveau licence
pour moi un préparateur est à la pharmacie ce que l'adjudant chef est à l'armée, limité par un plafond de verre
mais je n'exprime que mon avis (à moins qu'on me refuse ce droit )

 


le passage au niveau licence ne serait pas "donné" hein, il s'accompagnerait évidemment d'un allongement des études et d'une formation plus approfondie...

  Profil  
Nic78
256     

Nic78
  Posté : 18-03-2016 11:49

Il est largement temps que leur formation évolue avec par ex 2 vraies années d'études (et arrêter les trucs inutiles genre étude en profondeur du fonctionnement des plantes et coupe des plantes etc..) plus une année de formation sur le terrain où ils puissent servir. En plus ça permettrait une revalorisation de leur salaire de base qui est indécent.

  Profil  
Oxynitrine
428      

Oxynitrine
  Posté : 18-03-2016 18:40

D'accord, mais il faut accepter dans le même temps que les études de pharmacie ne se situent plus entre deux eaux : donc les passer à 8 ans afin d'harmoniser tout ça.
Bac +2 ou 3 pour les préparateurs, et +8 pour les pharmaciens et les dentistes.
Comme c'est le cas pour le couple médecin/infirmier.

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Nic78
256     

Nic78
  Posté : 18-03-2016 18:49

2 ans de plus en pharma...pff quand je vois déjà comme en ne fais rien en 5ème année, franchement il faudrait un sacré remaniement et en plus bien fait pour justifier un tel allongement. On a quand même pas besoin de 2 ans pour les "nouvelles missions" du pharmacien. Plus de vrais stages pourquoi pas mais pour l'instant je trouve 2 ans de plus très exagéré. Une refonte de 5-6ème année serait déjà pas mal.
Je ne vois pas pourquoi on se compare aux études de médecine, ça n'a rien à voir et je n'ai aucun complexe à avoir fait 4 ans de moins.

  Profil  
James_Patagueul
619      

James_Patagueul
  Posté : 19-03-2016 09:51

deux ans de plus pour la pharmacie ça fait deux ans de carrière supplémentaire pour partir à la retraite à taux plein


  Profil  
pharma-espoir
2116       

pharma-espoir
  Posté : 19-03-2016 17:36

Citation : Nic78 

2 ans de plus en pharma...pff quand je vois déjà comme en ne fais rien en 5ème année, franchement il faudrait un sacré remaniement et en plus bien fait pour justifier un tel allongement. On a quand même pas besoin de 2 ans pour les "nouvelles missions" du pharmacien. Plus de vrais stages pourquoi pas mais pour l'instant je trouve 2 ans de plus très exagéré. Une refonte de 5-6ème année serait déjà pas mal.
Je ne vois pas pourquoi on se compare aux études de médecine, ça n'a rien à voir et je n'ai aucun complexe à avoir fait 4 ans de moins.  


Disons que les médecins ont du mal à accepter qu'un mec qui a 4 ans d'études de moins contrôle et valide ses prescriptions. Pour développer la pharmacie clinique, cet allongement me semble nécessaire.

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Oxynitrine
428      

Oxynitrine
  Posté : 19-03-2016 18:15

Citation : Nic78 

2 ans de plus en pharma...pff quand je vois déjà comme en ne fais rien en 5ème année, franchement il faudrait un sacré remaniement et en plus bien fait pour justifier un tel allongement. On a quand même pas besoin de 2 ans pour les "nouvelles missions" du pharmacien. Plus de vrais stages pourquoi pas mais pour l'instant je trouve 2 ans de plus très exagéré. Une refonte de 5-6ème année serait déjà pas mal.
Je ne vois pas pourquoi on se compare aux études de médecine, ça n'a rien à voir et je n'ai aucun complexe à avoir fait 4 ans de moins.  


Et c'est peut-être pour cette raison que nous restons et resterons la 5ème roue du carrosse des professionnels de santé…

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Bixente64
5757       
 Modérateur

Bixente64
  Posté : 19-03-2016 19:34

Et sinon, le niveau licence pour les préparateurs, vous en pensez quoi ?

Là où commence le découragement, se lève la victoire des persévérants.

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pharma-espoir
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pharma-espoir
  Posté : 19-03-2016 20:10

Citation : Bixente64 

Et sinon, le niveau licence pour les préparateurs, vous en pensez quoi ?

 


Pour !! Mais c'est financièrement que ça risque de coincer....

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