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Investisseurs non pharmaciens : quelqu'un pour m'éclairer ? #20554

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CompresseComplice2PiroyFarmatsev
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CompresseComplice2 CompresseComplice2icon_post
Bonjour,
C'est un sujet qui me turlupine depuis longtemps et sur lequel je me renseigne, pour autant, je n'y comprends rien.

Les notaires avec lesquels j'ai discuté du sujet sont formels : quelle que soit la forme de la société, il n'est pas possible, pour un non pharmacien, d'avoir des parts dans une pharmacie et encore moins d'en tirer les bénéfices de l'exploitation. Sinon : grosse sanction à la clé (pour tout le monde).
C'est aussi ce que j'ai appris à la fac : sans diplôme, nada, attention aux montages frauduleux. Et pour moi c'est le plus logique, le plus normal, le plus sécurisé pour notre profession.

Cependant, je fais une recherche sur internet et je tombe :
- Sur un article prétendant que 25% des parts d'une pharmacie peuvent être possédées par un non pharmacien : https://www.lepoint.fr/societe/les-pharmacies-ces-proies-tres-tentantes-pour-les-investisseurs-12-10-2025-2600775_23.php

- Sur le compte d'une "influenceuse pharma" avec de nombreux abonnés, dont le conjoint non pharmacien s'apprête à posséder des parts de son officine en tant qu'investisseur, en "faire son métier", toucher des dividendes, et même diriger les salariés de la pharmacie (y compris les pharmaciens adjoints, pourtant normalement indépendants sur le plan professionnel). Le montage aurait été "validé par un avocat",

- Sur le premier résultat de la recherche google, qui prétend qu'un non pharmacien peut posséder 49% des parts d'une pharmacie via une SPFPL.
Citation : Principe : Les lois récentes permettent à des non-pharmaciens de détenir minoritairement (jusqu'à 49 %) du capital d'une société de participations financières de profession libérale d'officine.
https://www.cyriljarnias.fr/selarl-et-sel-societes-liberales-professions-reglementees/

Cependant : https://aga-france.fr/ressources/actualites-aga/professions-medicales/les-pharmaciens-peuvent-desormais-constituer-des-spfpl
Citation : Applicable depuis le 7 juin, ce décret prévoit que le capital et les droits de vote d'une SPFPL de pharmacien d'officine doit être détenu pour plus de 50 % soit par des personnes physiques (pharmacien titulaire ou adjoint) exerçant en officine soit par des personnes morales (SEL de pharmaciens d'officine).
Le capital restant, quant à lui, peut être détenu par d'anciens pharmaciens pendant 10 ans à compter de la date de cessation de leur activité professionnelle ou encore par les ayants-droit de tout pharmacien associé pendant 5 ans à compter de leur décès.
Ces SPFPL doivent être inscrites au tableau de l'ordre des pharmaciens et font l'objet d'un contrôle tous les 4 ans par le conseil national de l'ordre, contrôle portant notamment sur la composition du capital de ces sociétés.

Doit-on en déduire que l'article précédent fait mal la distinction entre "non pharmaciens" et "pharmaciens non exploitants"/héritier dont la succession est en cours ?

Enfin, un récent sondage du Quotidien des Pharmaciens est paru : "Faut-il interdire les investisseurs extérieurs en pharmacie ?".
Doit-on déduire que, pour le moment, c'est autorisé ?
C'est quand même drôlement flou. Si ces informations sont fausses : elles sont dangereuses.
Si elles sont vraies : il est urgent que l'Ordre fasse du ménage là-dedans.

J'aimerais savoir ce qu'il en est réellement.
Quels sont les textes auxquels se fier ?

Remarquez que je n'ai même pas abordé le sujet des fonds d'investissement, mais bien des particuliers.
Piroy Piroyicon_post
Non conneries, on ne peut pas via une SPFPL
" Sur le premier résultat de la recherche google, qui prétend qu'un non pharmacien peut posséder 49% des parts d'une pharmacie via une SPFPL.
Citation : Principe : Les lois récentes permettent à des non-pharmaciens de détenir minoritairement (jusqu'à 49 %) du capital d'une société de participations financières de profession libérale d'officine."
Il se trompe, c'est la loi sur les SEL qui a été modifée, et qui permet à des investisseurs extérieurs d'entrer au capital de certains boulots genre archi ect mais la pharmacie a justement été exclue de cette dérogation => décret n° 2013-466 du 4 juin 2013

"Enfin, un récent sondage du Quotidien des Pharmaciens est paru : "Faut-il interdire les investisseurs extérieurs en pharmacie ?".
Doit-on déduire que, pour le moment, c'est autorisé ?"
C'est compliqué, tu as des acteurs non pharmaciens qui rentrent mais de façon "cachée" et c'est ultra minoritaire, c'est des systèmes techniques avec une société (genre un groupement, un presta) qui fait des obligations convertibles en actions. Mais ici aussi tu as eu une décision récente qui vient casser ça, https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/legislation/justice/financiarisation-cette-premiere-decision-du-tribunal-qui-fera-date-pour-lofficine

En bref, pas possible et tant mieux on conserve le monopole.

Maintenant ça ne répond pas à la question de la larbinisation de certains adjoints qui via des montages spfpl pensent être les patrons de grosses pharmacies mais se font exploiter pour pas cher par leurs confrères. Pour le coup, il suffit de regarder dans les grandes villes, et même les petites depuis peu, tu vois souvent des confrères qui se paient plein de pharmacies pour y placer des jeunes qui ne se posent pas trop de questions.



CompresseComplice2 CompresseComplice2icon_post
Citation : Piroy
Non conneries, on ne peut pas via une SPFPL
" Sur le premier résultat de la recherche google, qui prétend qu'un non pharmacien peut posséder 49% des parts d'une pharmacie via une SPFPL.
Citation : Principe : Les lois récentes permettent à des non-pharmaciens de détenir minoritairement (jusqu'à 49 %) du capital d'une société de participations financières de profession libérale d'officine."
Il se trompe, c'est la loi sur les SEL qui a été modifée, et qui permet à des investisseurs extérieurs d'entrer au capital de certains boulots genre archi ect mais la pharmacie a justement été exclue de cette dérogation => décret n° 2013-466 du 4 juin 2013

"Enfin, un récent sondage du Quotidien des Pharmaciens est paru : "Faut-il interdire les investisseurs extérieurs en pharmacie ?".
Doit-on déduire que, pour le moment, c'est autorisé ?"
C'est compliqué, tu as des acteurs non pharmaciens qui rentrent mais de façon "cachée" et c'est ultra minoritaire, c'est des systèmes techniques avec une société (genre un groupement, un presta) qui fait des obligations convertibles en actions. Mais ici aussi tu as eu une décision récente qui vient casser ça,
https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/legislation/justice/financiarisation-cette-premiere-decision-du-tribunal-qui-fera-date-pour-lofficine

En bref, pas possible et tant mieux on conserve le monopole.

Maintenant ça ne répond pas à la question de la larbinisation de certains adjoints qui via des montages spfpl pensent être les patrons de grosses pharmacies mais se font exploiter pour pas cher par leurs confrères. Pour le coup, il suffit de regarder dans les grandes villes, et même les petites depuis peu, tu vois souvent des confrères qui se paient plein de pharmacies pour y placer des jeunes qui ne se posent pas trop de questions.





J'entends ce que tu dis et c'est bien comme ça que je raisonne aussi, à la base.

Mais alors, comment expliquer cette influenceuse pharmacienne sur les réseaux sociaux dont le conjoint (ils ne sont pas mariés, auquel cas on pourrait croire à de simples abus de langage) se dit "investisseur" en pharmacie, même "associé", qui va en "faire son métier" à ses côtés en dirigeant l'équipe de leur future pharmacie achetée "en couple" ?
Ils crient sur tous les toits qu'ils ont orchestré un montage pour qu'il ait la moitié de l'affaire et que ce montage a été validé par un avocat.
Ils font des interviews où ils expliquent que la légitimité de ce jeune homme "ne tient pas à un diplôme" et qu'il est complètement pertinent qu'il soit impliqué, sans les qualifications appropriées, dans l'achat de la pharmacie, qu'il dirige l'équipe de pharmaciens/préparateurs, qu'il possède 50% de l'officine...
C'est le compte BlouseAndBusiness sur les réseaux sociaux (aucune haine sur ces jeunes gens, c'est simplement pour citer la source).

Comment expliquer qu'autant de sources se contredisent sur internet ? Comment expliquer que ce soit les premiers résultats qui sortent lors d'une recherche google ?
Des tas de gens doivent, en pratique, se retrouver dans des situations illégales, induits en erreur par ces multiples sources. Sinon tout serait très clair.
La solution serait un regard systématique et obligatoire de l'ordre sur le capital de chaque pharmacie, avant achat (qui examinera le projet en détail au niveau du capital), avec un contrôle supplémentaire après 2-3 ans de reprise.

Pour ce que tu évoques avec les fameux faux adjoints coincés dans des spfpl peu avantageuses pour eux... c'est malheureux mais disons que, quand tu n'as pas l'argent pour investir au début, tu sais que c'est ta force de travail qui paiera.
Quand on n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, c'est comme ça.
Si ça permet d'augmenter leurs revenus et de sortir in fine de la spfpl avec un petit capital, pas bien gros mais qui permettra d'acheter seul leur prochaine officine, ça peut être une bonne chose temporairement.

Sinon, selon la loi, un pharmacien ne peut pas investir dans plus de 5 pharmacies au total (une majoritaire et 4 minoritaires).
 Message édité par : CompresseComplice2 / 20-08-2026 10:15
Piroy Piroyicon_post
Non j'ai regardé leur compte ils ne disent pas ça, elle répond même à un commentaire "un non pharmacien peutprêter de l'argent à un pharmacien. Il ne sera en aucun cas associé ou au capital de la pharmacie". En gros son mec fait des vidéos avec elle, il va lui filer un héritage et comme ça fait moins stylé de dire bah qu'en fait il fera juste la compta, des rdv commerciaux ect (ce que n'importe qui peut faire) et que c'est sa femme qui sera la patronne, il te fait un discours sur l'investissement avec des jolies slides claude/chatgpt. Et si jamais il veut faire le boss par égo et diriger l'équipe... ils n'ont pas de compte à lui rendre, mais ça il le découvrira après. Quant à sa légitimité, si ça se trouve il sera un très bon salarié pour la partie négo, traitement des rejets, compta ect ect, c'est pas non plus négligable sur une grosse structure.

Pour finir sur les SPFPL et tout ça (notamment sur les bétises que peuvent dire les deux dans le compte BlouseandBusiness). SI L'APPORT RESTE DETERMINANT !! Oui, tu peux t'installer avec un très faible apport grâce à un investisseur mais tu seras larbinisé 90% du temps.
L'évolution va vers les grosses structures c'est une réalité. Alors quelle place pour les jeunes qui n'ont pas d'argent ?

Ma réponse est simple, il n'y en a plus (ou presque) en ville malheureusement (et je te parle pas que des grandes métropoles, même les petites villes de province). Franchement sans apport, difficile. En plus les bonnes affaires partent parfois avant même d'être mise sur le marché, je vois de plus en plus de villes moyennes pas loin de chez moi se faire racheter par quelques pharmaciens déjà titulaires via des SPFPL. C'est partout pareil.

La bonne nouvelle, c'est que pour des jeunes qui veulent faire de très bonnes affaires, ça existe ! Et encore plus avec le vieillissement démographique de la profession. Le seul hic, c'est que c'est en zone rurale, les jeunes ne veulent plus y vivre...

CompresseComplice2 CompresseComplice2icon_post
Citation : Piroy
Non j'ai regardé leur compte ils ne disent pas ça, elle répond même à un commentaire "un non pharmacien peutprêter de l'argent à un pharmacien. Il ne sera en aucun cas associé ou au capital de la pharmacie". En gros son mec fait des vidéos avec elle, il va lui filer un héritage et comme ça fait moins stylé de dire bah qu'en fait il fera juste la compta, des rdv commerciaux ect (ce que n'importe qui peut faire) et que c'est sa femme qui sera la patronne, il te fait un discours sur l'investissement avec des jolies slides claude/chatgpt. Et si jamais il veut faire le boss par égo et diriger l'équipe... ils n'ont pas de compte à lui rendre, mais ça il le découvrira après. Quant à sa légitimité, si ça se trouve il sera un très bon salarié pour la partie négo, traitement des rejets, compta ect ect, c'est pas non plus négligable sur une grosse structure.

Pour finir sur les SPFPL et tout ça (notamment sur les bétises que peuvent dire les deux dans le compte BlouseandBusiness). SI L'APPORT RESTE DETERMINANT !! Oui, tu peux t'installer avec un très faible apport grâce à un investisseur mais tu seras larbinisé 90% du temps.
L'évolution va vers les grosses structures c'est une réalité. Alors quelle place pour les jeunes qui n'ont pas d'argent ?

Ma réponse est simple, il n'y en a plus (ou presque) en ville malheureusement (et je te parle pas que des grandes métropoles, même les petites villes de province). Franchement sans apport, difficile. En plus les bonnes affaires partent parfois avant même d'être mise sur le marché, je vois de plus en plus de villes moyennes pas loin de chez moi se faire racheter par quelques pharmaciens déjà titulaires via des SPFPL. C'est partout pareil.

La bonne nouvelle, c'est que pour des jeunes qui veulent faire de très bonnes affaires, ça existe ! Et encore plus avec le vieillissement démographique de la profession. Le seul hic, c'est que c'est en zone rurale, les jeunes ne veulent plus y vivre...



Il est bien question d'un montage obligataire, je te conseille de visionner leurs vidéos les plus anciennes. Le fameux conjoint ne sera a priori pas salarié.
En effet, les conseils d'investissement sont bidons et oui, il faut un apport.

Je reste sur mes positions sur ce que tu qualifies de « larbinisation » des jeunes titulaires financés par des pharmaciens investisseurs plus âgés. Oui, ce mode de fonctionnement n'est pas forcément satisfaisant sur le long terme, mais non, il n'est pas forcément délétère pour le pharmacien qui démarre. C'est une question de balance et chaque situation est unique.

Je suis d'accord sur la question des officines rurales.
MAIS il y a un gros problème que tu ne soulèves pas : la capitalisation, qui est très incertaine en ruralité. Avant, oui, c'était un risque quasi nul.
Maintenant, est-ce que tu vas prendre le risque d'acheter une officine, même ne serait-ce que 500 000 €, que tu ne pourras pas revendre ensuite ? Si oui, tu as intérêt à te sortir un gros revenu (>6000€ supernet), dès le départ, pour amortir.

Concernant ta dernière remarque : c'est bien beau de devenir titulaire, mais si c'est pour s'enterrer au fin fond de la campagne... Il faut penser que les jeunes pharmaciens sont comme tout le monde. Ils ont des familles, notamment des enfants. Des enfants qui ont besoin d'aller dans de bons établissements scolaires, d'avoir des activités culturelles pour se développer normalement, des cours de musique, de sport etc. Ces choses sont plus difficiles d'accès en zone rurale. Et ce n'est qu'un exemple.
 Message édité par : CompresseComplice2 / 28-08-2026 23:12
Farmatsev Farmatsevicon_post
Quand on fait un tour sur leur instagram ça sent surtout les vendeurs de formation

Y a surement un montage juridique qui peut exister pour eux, peut être que le type finance la moitié de l'apport et va prendre une partie des dividendes via une société, tout est possible, maintenant ça reste un peu un couple de guignol, le type parle comme un cador alors qu'il n'a aucune légitimité et le propre du titulaire (pharmacien évidemment) c'est qu'il est présent au comptoir. La pharmacie ne pourra jamais ouvrir qu'avec lui et il ne pourra jamais donner la moindre ordonnance.

C'est pas le premier couple avec un diplômé et l'autre non. Sur le papier rien ne l'empêche d'être le gestionnaire de la pharmacie. Négociation, logistique, ça représente parfois 60-80% de la journée du titulaire
 Message édité par : Farmatsev / 29-08-2026 22:57
Piroy Piroyicon_post
"MAIS il y a un gros problème que tu ne soulèves pas : la capitalisation, qui est très incertaine en ruralité. Avant, oui, c'était un risque quasi nul.
Maintenant, est-ce que tu vas prendre le risque d'acheter une officine, même ne serait-ce que 500 000 €, que tu ne pourras pas revendre ensuite ? Si oui, tu as intérêt à te sortir un gros revenu (>6000€ supernet), dès le départ, pour amortir. "

En gros je pense qu'on est de la même génération toi et moi, petite ou moyenne ou grande, quelle garantie tu as de vendre ton fond de commerce dans 20-30 ans ? Et pas que en zone rurale. Jusque dans les années 90 les médecins g rachetaient la patientèle...
Les choses changent je préfère tabler très rapidement sur une grosse rémunération et un PERin bien rempli, après si la pharmacie se revend tant mieux, sinon, pas grave j'aurais déjà capitalisé et profité de la vie.

Combien de confrères se paient 3k "oui mais c'est le temps du remboursement et j'aurai(s) une grosse structure". Une petite officine de campagne, c'est pas du tout 500k, tu as plein d'officines à 1M qui se vendent pour 3 fois rien, et tu peux directement démarrer avec 5-6k net et un remboursement sur 7 ans. Tous les pharmaciens n'ont pas vocation à piloter un gros paquebot de 20 salariés. Tu achetes 200 plaques ton petit truc de 1 million, revente ou pas tu auras gagné plus que le med g pour un boulot pas très compliqué ;)

CompresseComplice2 CompresseComplice2icon_post
Citation : Farmatsev
Quand on fait un tour sur leur instagram ça sent surtout les vendeurs de formation

Y a surement un montage juridique qui peut exister pour eux, peut être que le type finance la moitié de l'apport et va prendre une partie des dividendes via une société, tout est possible, maintenant ça reste un peu un couple de guignol, le type parle comme un cador alors qu'il n'a aucune légitimité et le propre du titulaire (pharmacien évidemment) c'est qu'il est présent au comptoir. La pharmacie ne pourra jamais ouvrir qu'avec lui et il ne pourra jamais donner la moindre ordonnance.

C'est pas le premier couple avec un diplômé et l'autre non. Sur le papier rien ne l'empêche d'être le gestionnaire de la pharmacie. Négociation, logistique, ça représente parfois 60-80% de la journée du titulaire
 Message édité par : Farmatsev / 29-08-2026 22:57


Il peut être gestionnaire salarié, il n'y a aucun souci.
Mais présenter ça comme un projet "à deux", c'est quand même particulier. Je n'ai jamais vu ça IRL (hors couple de pharmaciens, tous les deux diplômés) et j'ai fait plusieurs pharmacies.
Et ça fait très sincèrement parasite, le mec n'a pas de projet pro, pas de compétences à monétiser, pas de travail, donc il se greffe à l'entreprise de sa copine.
Dans une profession réglementée, avec un diplôme pour pouvoir exercer et exploiter la dite entreprise, c'est particulièrement tendu.

Oui, ça ne m'étonnerait pas qu'ils sortent des formations à l'avenir.
Le problème c'est que c'est une mauvaise représentation de la profession (envoyer le message que l'investissement dans une officine c'est open bar pour le premier clampin qui se tape une pharmacienne) et un mauvais exemple pour les jeunes pharmaciens qui pourraient ensuite se laisser tenter par des montages douteux en pensant que c'est normal.

Je le répète : la solution c'est l'Ordre. Il faut des règles plus drastiques et des inspections. Et un contrôle de ce que font les pharmaciens (qui s'affichent comme tels) sur les réseaux sociaux.
CompresseComplice2 CompresseComplice2icon_post
Citation : Piroy
"MAIS il y a un gros problème que tu ne soulèves pas : la capitalisation, qui est très incertaine en ruralité. Avant, oui, c'était un risque quasi nul.
Maintenant, est-ce que tu vas prendre le risque d'acheter une officine, même ne serait-ce que 500 000 €, que tu ne pourras pas revendre ensuite ? Si oui, tu as intérêt à te sortir un gros revenu (>6000€ supernet), dès le départ, pour amortir. "

En gros je pense qu'on est de la même génération toi et moi, petite ou moyenne ou grande, quelle garantie tu as de vendre ton fond de commerce dans 20-30 ans ? Et pas que en zone rurale. Jusque dans les années 90 les médecins g rachetaient la patientèle...
Les choses changent je préfère tabler très rapidement sur une grosse rémunération et un PERin bien rempli, après si la pharmacie se revend tant mieux, sinon, pas grave j'aurais déjà capitalisé et profité de la vie.

Combien de confrères se paient 3k "oui mais c'est le temps du remboursement et j'aurai(s) une grosse structure". Une petite officine de campagne, c'est pas du tout 500k, tu as plein d'officines à 1M qui se vendent pour 3 fois rien, et tu peux directement démarrer avec 5-6k net et un remboursement sur 7 ans. Tous les pharmaciens n'ont pas vocation à piloter un gros paquebot de 20 salariés. Tu achetes 200 plaques ton petit truc de 1 million, revente ou pas tu auras gagné plus que le med g pour un boulot pas très compliqué ;)



On est bien d'accord.
Il faut bien viser.
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