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AuteurMonuril sans ordonnance
James_Patagueul
602      

James_Patagueul
  Posté : 16-05-2018 10:54

pour la ventoline, je demande à la personne d'inspirer et d'expirer devant moi, s'il a un problème , je l'entends et je donne sans ordonnance , je suis pas fou, j'ai pas envie de me retrouver au tribunal pour non assistance à personne en danger avec un décès pour crise d'asthme
par contre , si la personne va bien mais c'est pour la nuit à venir, j'estime qu'elle a le temps d'aller se le faire prescrire, il n'y a pas de danger immédiat et la je refuse parceque je n'ai pas la preuve qu'elle est asthmatique et c'est peut etre pour du dopage


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padaOne
3809       

padaOne
  Posté : 16-05-2018 11:22

Citation : bultus 

Le baclofène, j'aurais instauré une diminution progressive des doses et continué de rembourser pendant la période en question. Il suffit de le notifier sur l'ordonnance



Ah ouais t'aurais instauré une diminution progressive contre l'avis formel du médecin (qui est un grand professeur en addicto qui se la pète) au risque que le patient se remette à boire et que tu ai pratiqué illégalement la médecine ? T'as raison c'est beaucoup mieux comme solution

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James_Patagueul
602      

James_Patagueul
  Posté : 16-05-2018 11:37

pour le baclofène , je reste pensif en voyant des pharmaciens prendre les risques que l'ANSM ne veut pas prendre, merci à eux pour elle


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padaOne
3809       

padaOne
  Posté : 16-05-2018 12:35

Je n'ai pris aucun risque, avec tous les échanges écrits avec le médecin borné, plus le litige ouvert à l'Ordre des Médecins et les traces écrites que j'en ai gardées, je suis protégée en cas de souci. En aucun cas le pharmacien ne doit se substituer au médecin et modifier les posos à sa place. Vous êtes drôles quand même, descendre tous seuls le mec de 20/j à 8/j

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bultus
2008       
 Modérateur

bultus
  Posté : 16-05-2018 12:42

Je préfère qu'il se remette à boire plutôt qu'il décède à cause d'un médicament que je lui aurais délivré hors AMM et vente directe ...

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bultus
2008       
 Modérateur

bultus
  Posté : 16-05-2018 12:44

Citation : padaOne 
En aucun cas le pharmacien ne doit se substituer au médecin et modifier les posos à sa place.  


C'est la BASE de notre métier !!!
Il y a des protocoles pour la baisse des dosages. Bien entendu je ne serais pas passé de 20 à 8 d'un seul coup c'est évident

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padaOne
3809       

padaOne
  Posté : 16-05-2018 13:22

Non ça n'est pas la base tu te trompes !! Modifier des posos contre l'avis formel de son médecin qui puis est spécialiste dans ledit domaine, n'importe quoi

De plus si tu te penchais un peu plus sur la question, les études sur lesquelles s'appuie l'ansm sont toutes mal conduites, c'est de la daube en barre pour ne pas se mouiller.
Et j'avais pris le parti de tolérer jusqu'à 16 maxi parce qu'au-dessus l'augmentation du risque était avéré (enfin toujours d'après leur études farineuses).

Replonger dans l'alcool un patient qui était stabilisé par son addicto, encore une fois n'importe quoi....

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James_Patagueul
602      

James_Patagueul
  Posté : 16-05-2018 14:34

même si tu as raison, tu n'es pas là pour interprêter la décision de l'ANSM qui est très claire " la délivrance hors AMM et hors RTU peut se faire sous l'entière responsabilité des professionnels de santé"
c'est de la lâcheté et de la prudence , ça se comprend après l'histoire du mediator , l'ANSM a pas envie de voir ressurgir une nouvelle affaire, tu n'es absolument pas protégée par les traces écrites que tu as laissée, en cas de problème tu seras responsable devant les juridictions civiles et pénales, (je laisse l'ordre de côté) car les juges considèrent qu'à tout dommage correspond un responsable et crois moi que la famille ne se gênera pas pour porter plainte par appât du gain et là tu vas pleurer ta race


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apotikaire
12   

apotikaire
  Posté : 16-05-2018 15:35

Sur la délivrance hors ordo des ATB (et sur toutes les listes I), c'est niet sauf le cas de la patiente qui a un historique d'ordo régulier et le médecin n'est pas joignable (WE ...) et meme avec le temps de plus en plus niet
exerçant près de l Italie de l'autre cote de la frontière les exigences ne sont pas même, c'est pas toujours évident de refuser ce qui est admis à cote.
par contre, je m'oblige a trouver une solution avant de refuser cad vérifier l'historique y compris le DP, téléphoner au médecin ...
ça prends certes souvent du temps (et souvent pour rien : genre le patient en vacances d'un autre département qui a oublier son ordo, sa carte vitale et sa mutuelle pour de l'insuline. 15 min pour tel au toubib pour le nom de l insuline, le dosage qu'il ne connaissait plus, pour m entendre dire que je n'aurai pas d ordo car le patient devait le voir plus régulièrement etc ... et au final le patient qui s'en va (sic) car je même me résous a lui délivrer EXCEPTIONNELLEMENT sans support écrit (c'est la règle dans l officine pour la délivrance) mais je lui demande, par contre, de régler (pas de carte vitale =pas de TP) : j estime avoir fait mon job

après, il y a toujours des situations complexes:
exp : un papa avec une ordo de debridat pour son fils 1an et 10 mois se pointe a 18h30.
CI détectée car depuis le mois de juillet 2017 ansm a adresse un courrier réévaluation du rapport bénéfice/risque en dessous de 2 ans.
la pharmaco du labo est non joignable et l’hôpital concerné botte en touche (le prescripteur est parti et un autre médecin joins par téléphone ne se prononce pas car "ne connait pas le dossier" et ne donne pas d'alternative de ce médicament)
vous faites quoi ? (le petit est reste 3j a l hosto, virus intestinal et invagination)



Surtout marquez-moi bien la posologie sur la boîte,
car je ne sais pas lire.

  Profil  
padaOne
3809       

padaOne
  Posté : 16-05-2018 15:39

Citation : James_Patagueul 

même si tu as raison, tu n'es pas là pour interprêter la décision de l'ANSM qui est très claire " la délivrance hors AMM et hors RTU peut se faire sous l'entière responsabilité des professionnels de santé"
c'est de la lâcheté et de la prudence , ça se comprend après l'histoire du mediator , l'ANSM a pas envie de voir ressurgir une nouvelle affaire, tu n'es absolument pas protégée par les traces écrites que tu as laissée, en cas de problème tu seras responsable devant les juridictions civiles et pénales, (je laisse l'ordre de côté) car les juges considèrent qu'à tout dommage correspond un responsable et crois moi que la famille ne se gênera pas pour porter plainte par appât du gain et là tu vas pleurer ta race

 



Et moi je suis persuadée que si le patient replonge dans l'alcool parce que j'ai entrepris de modifier les poso contre l'avis médical, la famille, le patient et le médecin porteront tous plainte contre moi ^^

Je pouvais aussi refuser la délivrance, comme ça pas de baclofène du tout et c'était réglé, mais j'ai pas voulu pénaliser le patient à cause de la connerie de son médecin (qui ne supporte pas qu'on lui dise ce qu'il doit faire mais peu importe). Je suis satisfaite d'être passée de 20 à 16, l'ansm peut dire ce qu'elle veut, elle n'est pas dans la réalité, dans la réalité certains ont besoin de 30 ou 40 cps pour s'en sortir (et sont prêts à payer leurs boîtes sans sourciller). Heureusement que je ne les ai pas ceux-là....

Message édité par : padaOne / 16-05-2018 15:41


  Profil  
James_Patagueul
602      

James_Patagueul
  Posté : 16-05-2018 17:45

pour résumer le baclofène, il y a
1) les bons pharmaciens sympas qui passent 80mg en tiers payant secu et font payer le reste
2) les mauvais pharmaciens qui refusent d'aller au dessus de 80mg


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James_Patagueul
602      

James_Patagueul
  Posté : 16-05-2018 17:55

Citation : padaOne 

, dans la réalité certains ont besoin de 30 ou 40 cps pour s'en sortir (et sont prêts à payer leurs boîtes sans sourciller). Heureusement que je ne les ai pas ceux-là....

Message édité par : padaOne / 16-05-2018 15:41

 

sans compter ceux qui sont accro dépendants au baclofène, qui l'utilisent dans un but récréatif, et aussi les alcoolo polytox qui en sus du baclofene avalent , sniffent ou injectent tout un tas de médicaments psychotropes achetés dans la rue ou sur le darknet (skenan, fentanyl, ritaline,stilnox etc...


  Profil  
padaOne
3809       

padaOne
  Posté : 16-05-2018 18:10

Alors je suis une mauvaise pharmacienne, j'aurais du refuser les délivrances et le laisser sombrer à nouveau dans l'alcool, mea culpa ....


  Profil  
PharmaGuideur
869      

PharmaGuideur
  Posté : 19-05-2018 16:12

Citation : padaOne 

Citation : James_Patagueul 

même si tu as raison, tu n'es pas là pour interprêter la décision de l'ANSM qui est très claire " la délivrance hors AMM et hors RTU peut se faire sous l'entière responsabilité des professionnels de santé"
c'est de la lâcheté et de la prudence , ça se comprend après l'histoire du mediator , l'ANSM a pas envie de voir ressurgir une nouvelle affaire, tu n'es absolument pas protégée par les traces écrites que tu as laissée, en cas de problème tu seras responsable devant les juridictions civiles et pénales, (je laisse l'ordre de côté) car les juges considèrent qu'à tout dommage correspond un responsable et crois moi que la famille ne se gênera pas pour porter plainte par appât du gain et là tu vas pleurer ta race

Jean-Michel Refalo
PharmaGuideur 



Et moi je suis persuadée que si le patient replonge dans l'alcool parce que j'ai entrepris de modifier les poso contre l'avis médical, la famille, le patient et le médecin porteront tous plainte contre moi ^^

Je pouvais aussi refuser la délivrance, comme ça pas de baclofène du tout et c'était réglé, mais j'ai pas voulu pénaliser le patient à cause de la connerie de son médecin (qui ne supporte pas qu'on lui dise ce qu'il doit faire mais peu importe). Je suis satisfaite d'être passée de 20 à 16, l'ansm peut dire ce qu'elle veut, elle n'est pas dans la réalité, dans la réalité certains ont besoin de 30 ou 40 cps pour s'en sortir (et sont prêts à payer leurs boîtes sans sourciller). Heureusement que je ne les ai pas ceux-là....

Message édité par : padaOne / 16-05-2018 15:41

 

Puisque vous évoquez une plainte en justice, il y aurait très probablement un expert de justice (médecin ou pharmacien) nommé par le tribunal. C'est une procédure longue (1 an au moins) et codifiée, dans laquelle chaque partie expose ses arguments et répond aux arguments de la partie adverse, aucun argument ni pièce ne doit être caché à une partie, c'est le principe juridique du contradictoire, mais dans le domaine de la santé il entre souvent en conflit avec le secret professionnel, c'est un problème complexe à gérer pour l'expert...

Le coût de l'expertise habituellement dans un premier temps est mis à la charge du plaignant (le patient ou sa famille) mais au final si le procès est perdu le professionnel de santé devra (son assurance devra) rembourser le plaignant des frais d'expertise + dommages et intérêts etc...

N'oubliez pas que vous êtes assurés, votre assurance (c'est elle qui risque de payer, mais après elle peut augmenter vos primes) vous enverra son médecin-expert et son avocat si vous n'en avez pas.
Les éléments dont parle padaOne sur ses échanges avec le médecin addictologue seront pris en considération, c'est important d'avoir des documents datés qui montrent que padaOne n'était pas d'accord, qu'elle a obtenu des réductions de posologies, même si elle a fini par délivrer à une posologie supérieure à celle préconisée par l'ANSM, cela permettra de déterminer les responsabilités entre médecin et pharmacien.
Il y aura aussi dans l'expertise avocat et médecin-expert de la compagnie d'assurance du médecin addictologue.
Dans une telle expertise, où on lui reprocherait que sa prescription ne respecte pas les recommandations de l'ANSM, je m'attendrai à ce que ce médecin addictologue produise plusieurs études et publications, tendant à montrer que la décision de l'ANSM est scientifiquement erronée... Et le médecin-expert de l'assurance de padaOne qui chercherait à démontrer qu'au contraire ce sont ces études qui sont erronées...
Cela me ferrait pas mal de lecture avant de pouvoir rendre mes conclusions !

Au final, l'expert rend au juge (avec copie aux parties) son rapport dans lequel il répond aux questions posées par le juge dans la mission qui il l'a nommé.
La décision est prise lors du procès qui suivra habituellement. Le juge n'est pas tenu de suivre les conclusions de l'expert, même si c'est ce qui se passe le plus souvent.

Jean-Michel Refalo
PharmaGuideur

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James_Patagueul
602      

James_Patagueul
  Posté : 20-05-2018 00:53

l'assurance couvre les erreurs pas les infractions volontaires et attaquer l'ANSM pour se défendre c'est ridicule


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ramses2
2933       

ramses2
  Posté : 20-05-2018 10:11

contester l'ANSM= pot de terre contre pot de fer

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Capsulevitamine
12   

Capsulevitamine
  Posté : 04-01-2019 03:26

Citation : bultus 

Citation : Guigoz 
si infection urinaire rare chez la patiente.


Si la patiente demande d'elle même ce traitement c'est parce qu'elle le prend régulièrement, donc pas rare 


Ou alors qu’elle est allée faire un tour sur internet c’est tout

Sinon c’est NON on est pas des épiciers

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TMP
1902       

TMP
  Posté : 04-01-2019 12:20

pareil non aussi

" moi j'aime bien les vaches "
" ça fait beau dans les prés "
" ça habille bien les champs "
" et puis ça s'meut lent'ment "
" ça fait du bien aux gens pressées "
" moi j'aime bien les vaches "

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